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TOULOUSE

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MessageSujet: Re: TOULOUSE   Sam 24 Mai - 10:48

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UN CHOC DE TITANS

Par Aymeric MARCHALL

a finale de la Coupe d'Europe oppose à Cardiff (18h00) les deux meilleures équipes de l'histoire de l'épreuve, Toulouse et le Munster. Ce choc très attendu est aussi une opposition de style entre le jeu de mouvement toulousain et la machine bien huilée irlandaise. Soutenus par plus de 50 000 supporters, les Irlandais comptent bien priver le Stade d'un quatrième sacre.

La tension monte...


Toulouse-Munster, c'est probablement l'affiche rêvée pour la finale de la Coupe d'Europe. L'affiche rêvée parce qu'elle oppose tout simplement les deux meilleurs clubs européens, les deux plus réguliers, avec à eux deux sept finales en douze éditions. Triple champion d'Europe, le Stade est l'équipe la plus titrée de l'histoire et rêve évidemment d'ajouter un quatrième trophée dans la vitrine déjà bien garnie du club. Déjà qualifié pour les demi-finales en Top 14, le club est débarrassé de ses soucis nationaux pour l'instant et il s'est focalisé sur cette finale depuis un mois. Malgré les graves blessures de Poitrenaud et Clerc, les Toulousains n'ont pas perdu leur dynamique, ni leur fonds de jeu, et ils se présentent à Cardiff avec un léger avantage au pronostic. Ils ont parfaitement su rebondir malgré ces coups durs et ont montré en demi-finale contre les London Irish des qualités de courage et de solidarité énormes, qui seront encore nécessaire face aux redoutables Irlandais.

Face à la réplique du XV d'Irlande (10 des 15 titulaires sont des habitués du XV du Trèfle), les Haut-Garonnais s'attendent évidemment à une rencontre très compliquée, d'autant qu'il faudra aussi faire face aux 50 000 supporters de l'armée rouge qui vont envahir le superbe Millennium. L'ambiance devrait donc être assez exceptionnelle et Toulouse aura bien besoin de l'expérience des Pelous, Servat, Bouilhou, Elissalde, Kelleher, Jauzion ou Heymans pour canaliser cet aspect du match qui aura forcément son importance. Et puis les Toulousains pourront se raccrocher aux statistiques, puisqu'ils ont battu deux fois le Munster en trois confrontations. Il lui a même infligé sa plus cuisante défaite de la compétition en 1996 (60-19).


Une opposition de style

La finale de cette 13e édition oppose aussi et surtout deux écoles, deux manières de voir le rugby totalement différentes, voire opposées. Face au jeu de mouvement et d'initiative, signature traditionnelle de Toulouse, le Munster propose un rugby classique, presque basique, qui repose sur un fort pack et l'occupation du terrain. Les hommes de Guy Novès savent donc parfaitement ce qui les attend. Il y aura d'abord un énorme combat devant, face au pack de l'équipe d'Irlande dans son intégralité. La bataille du sol sera un point capital de la rencontre et les Toulousains devront être capable de rivaliser dans l'engagement mais aussi dans le vice, surtout dans les rucks, sous peine d'être privés de munitions. Ensuite, il faudra éteindre l'influence de Ronan O'Gara, le patron de l'équipe, le maître à jouer, qui prend toutes les décisions ou presque. Il ne faut pas s'attendre à de grandes envolées de la part des trois quarts du Munster, qui ne sont pas des habitués du rugby champagne. L'arrivée de Doug Howlett et de la paire de centre sudiste Mafi-Tipoki n'y a pas changé grand chose, et on parle souvent de rugby à 10 pour qualifier le jeu des Munstermen. Une expression éloquente qui confirme que les trois quarts ne touchent pas souvent le ballon et que O'Gara préfère le coup de chausson à la passe croisée ou à la double sautée.

A Toulouse, en revanche, c'est la liberté et le mouvement qui sont les règles d'or, et la tradition est de ne surtout pas cantonner les joueurs à un schéma prédéfini contraignant. Les jambes et les relances du trio Donguy-Médard-Heymans, la vista de Jauzion, la distribution et l'alternance de la charnière Elissalde-Kelleher, voilà les clés du succès, et si les Toulousains parviennent à avoir des ballons à jouer, on peut penser que leur vitesse pourrait faire mal à la défense d'une vieillissante équipe irlandaise. Comme face aux London Irish en demi-finale, (21-15), comme toujours en fait face aux équipes britanniques, il faudra donc d'abord rivaliser devant avant d'espérer pouvoir jouer. Une nouvelle consécration européenne placerait un peu plus Toulouse au sommet du rugby continental. Le jeu en vaut donc la chandelle.

allez toulouse
désolée kingced ,je ne sais pas modifier les couleurs Embarassed si tu veux bien me l'expliquer en mp...
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MessageSujet: Re: TOULOUSE   Dim 25 Mai - 11:22

24/05/2008 | 22:22|
heymans: "quel gachis!"

Quelques minutes après la fin de la finale perdue contre le Munster (13-16), les joueurs toulousains quittent le Millennium la tête basse et le regard perdu. Ils savent tous qu'ils viennent de laisser passer une belle occasion de remporter le titre européen, et tous sortent évidemment frustrés, surtout après un tel scénario. Parmi eux, Cédric Heymans est sans doute celui qui résume le mieux l'état d'esprit ambiant. Entre le manque de réalisme, le travail de sape du pack irlandais et un arbitrage un peu laxiste, les raisons de l'échec sont faciles à trouver.


« Cédric Heymans, quelle est votre première réaction après cette cruelle défaite ?

Quel gâchis ! Quel bel endroit, et quel gâchis. Je crois qu'on peut revenir sur plein de choses, se chercher beaucoup d'excuses, mais voilà. Sur nos temps forts on ne marque pas, il y a des moments importants dans le match qu'on ne gère pas très bien, eux marquent sur leur temps forts, et vous savez aussi bien que moi que dans les finales, c'est la gestion temps forts - temps faibles qui fait remporter le match.


Le Munster s'est finalement imposé sur une stratégie bien connue, en conservant le ballon et en multipliant les pick and go, sans être gênés par l'abritrage de Monsieur Owens...

On ne l'a pas découvert, on savait très bien qu'il n'arbitrait pas du tout au sol. Donc le Munster s'est appuyé sur ça, et je crois que pendant les 10-12 dernières minutes, ils n'ont fait que ça. On n'a pas pu récupérer un ballon. L'arbitre nous a sifflé une pénalité par compensation. Mais quand on a vu que le scénario nous échappait, on a essayé de gratter tous les ballons, mais comme monsieur Owens n'arbitre pas le sol, les Irlandais ne se fatiguent pas à se mettre en danger. Ils ont tenu le ballon et ils ne nous l'ont pas rendu. Mais tactiquement c'est très bien, après il ne faut pas leur enlever leur victoire. Ils gagnent cette finale, ils sont champions d'Europe, félicitations. Mais c'est râlant, parce qu'il y avait la place. Mais on n'a pas eu ce grain de folie qui fait notre force pour essayer d'emballer le match.


De la folie, il y en eut quand même un peu, comme sur votre action qui amène l'essai de Donguy...

Vous savez c'est mon poste d'arrière qui fait que je dois remettre l'équipe dans le sens de la marche. Mais quand on analyse l'essai, c'est un coup de pied par-dessus, un rebond favorable, donc il y a beaucoup de choses favorables quand même. La chance, un coup on en a, un coup on n'en a pas. Sur l'action de Jean-Baptiste en fin de match (ndlr, quand l'ouvreur toulousain ajuste mal sa passe au pied), il comprend ce que je lui demande, il a parfaitement analysé la situation, des passes comme ça, il en fait des centaines à l'entraînement, qui étaient toutes parfaites, pas là, voilà.


Vous avez donc manqué de réalisme. Est-ce la clé du match ?

Moi je me dis encore à ce moment là qu'on ne peut pas perdre, parce qu'on est fort, on est bien en défense. Mais après ils ont joué à cache-ballon devant et ils l'ont très bien fait. Et dans ce jeu il faut avoir le ballon pour mettre l'adversaire en difficulté.


L'aspect physique a pu jouer aussi, on sait que vous avez plus joué qu'eux. Avez-vous ressenti une fatigue dans ce match ?

A titre personnel, non.


La frustration n'est-elle pas encore plus grande de s'incliner face à un jeu aussi stéréotypé ?

Stéréotypé... Il est quand même drôlement efficace leur jeu, félicitations à eux.


Certes, mais que pensez-vous de ce jeu-là ? Seriez-vous prêts à jouer comme ça pour gagner ?

Moi je veux gagner, peu importe la manière. Mais je préfère gagner et continuer à jouer au Stade Toulousain (rires).


Cette défaite doit être une terrible déception. Peut-on relativiser pour passer vite à la fin de saison et au championnat ?

Non, parce qu'on se dit que les saisons passent et qu'on laisse les titres aux autres. Et quand on voit tous les efforts qu'on fait pour arriver en finale, c'est dur. Voilà, encore un titre qu'on n'aura pas, et la carrière avance. Il est temps de prendre toutes les occasions qui passent. Certes il reste encore le championnat, mais on va encore se taper un marathon, avec des matches en semaine. On va encore arriver cuit en demi-finale. Je ne fais pas la pleureuse, mais je dresse un constat. Encore une fois, on va être victime de notre beau parcours.


Alors comment allez-vous faire pour vous relever ?

Cette rencontre sera évacuée lundi ou mardi, je vous assure. On va sûrement revoir le match, et vous connaissez la personnalité de Guy Novès, vous savez comment il est. Je pense qu'il va appuyer là où il faut pour nous faire rebondir. »


Propos recueillis par Aymeric MARCHAL, à Cardiff.

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MessageSujet: Re: TOULOUSE   Sam 31 Mai - 11:30

30/05/2008 23:53
Top 14 -

Toulouse - Heymans out


Cédric Heymans, ailier international du Stade Toulousain, a été touché à l'épaule gauche lors du déplacement à Brive. Selon un diagnostic provisoire, il souffrirait d'une entorse acromio-claviculaire. Si le diagnostic était confirmé cela impliquerait entre deux et trois semaines d'arrêt. Heymans était sorti à la 34ème minute. Dans la même action, il s'était fait une torsion du genou droit. Après Clément Poitrenaud (qui recommence à courrir après sa fracture de la cheville) et Vincent Clerc (rupture des ligaments du genou), c'est la troisième pique du trident d'attaque toulousain à être touché.

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MessageSujet: Re: TOULOUSE   Lun 9 Juin - 9:29

« Tout s’est bien goupillé »

Après trois défaites consécutives, le Stade Toulousain a renoué avec la victoire samedi contre Bourgoin. A l’image de Maxime Médard, placé à l’arrière, les Toulousains ont pris du plaisir.

Maxime Médard, que retenez-vous de la large victoire contre Bourgoin (57-17) ?
On voulait surtout se faire plaisir. Nous avions perdu trois matchs consécutifs (ndlr : le Munster, Brive et Perpignan) et nous avions à cœur de préparer les demi-finales et de nous faire plaisir sur le terrain. Les vingt premières minutes ont été difficiles pour tout le monde en raison de la chaleur. Après, tout s’est bien goupillé. Tant mieux pour nous. C’est dommage pour Bourgoin car c’est toujours difficile d’avaler une telle défaite. En seconde période, nous avons bien concrétisé toutes nos actions intéressantes.

Le plaisir semble être le mot clé de ce match…
Contre le Munster et Brive, on perd de trois points. A Perpignan, c’est différent (ndlr : Toulouse avait envoyé une équipe bis composée d’Espoirs). Même s’il y a eu beaucoup de déchet et de nombreux en-avants contre Bourgoin, ce n’est pas grave. Nous avons su bien réagir contrairement aux matchs du Munster et de Brive. C’est bien.

Que peut vous apporter un tel match à deux semaines des demi-finales ?
Cela amène de la confiance à tout le monde. Personnellement, je me retrouve à l’arrière car Cédric (Heymans) s’est blessé. On ne sait pas encore s’il va revenir pour la demi-finale. C’est bien d’avoir plus de repères, de se faire plaisir et d’emmagasiner de la confiance.

« Même si je joue talonneur… »


Avez-vous une préférence entre ailier et arrière ?

Non, c’est vrai que depuis le début de l’année, j’ai fait plus de match à l’aile. Mais cela ne me dérange pas de jouer à l’arrière. Je prends autant de plaisir aux deux postes. Je joue où on me dit. Je n’ai pas joué pendant deux ans alors même si je joue talonneur…

Mais si vous aviez un choix ?

Je n’ai pas de choix à faire. J’ai été formé au centre. Avec les équipes de moins de 17 et moins de 18 ans, on m’a mis à l’arrière. Je prends du plaisir mais il faut aussi tomber sur un bon jour. Ça ne marche pas tout le temps. Je me sens plus libéré mais j’ai aussi des repères à l’aile. Ça ne me dérange pas.

Racontez-nous votre très bel essai…

Depuis le début du match, je n’avais pas été très bon avec deux ou trois en-avants. J’ai un peu de chance sur cette action. Je vois dès le départ que deux Berjalliens montent en décalé. Une porte s’ouvre. J’accélère et avec un brin de chance, je peux aller au bout. Je suis vraiment content. Tout le monde a fait un bon match et notamment Lamboley et Alabacete, qui a été très bon. Les avants ont fait une grosse partie et cela a permis ensuite d’avoir des occasions derrière. C’est bien car nous n’arrivions pas à concrétiser depuis deux ou trois matchs.

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MessageSujet: Re: TOULOUSE   Mer 18 Juin - 23:09

Top 14 - Pelous: "Me rattraper"



Eurosport - mer, 18 juin 2008


Fabien Pelous aborde la demi-finale contre Paris avec la volonté de faire oublier son carton jaune en finale de la Coupe d'Europe.


Le deuxième ligne du Stade toulousain, Fabien Pelous, aborde la demi-finale face au Stade Français avec la volonté de faire oublier son carton jaune en finale de la Coupe d'Europe. S'il ne renie pas son geste, il est conscient du préjudice porté à ses coéquipiers.


Après une saison aussi longue, la clé des phases finales n'était pas la fraîcheur des équipes ?
Fabien Pelous.- L'état physique est tout le temps prépondérant dans notre sport. Je crois que tous les demi-finalistes sont aujourd'hui dans le même état à l'exception du Stade français qui a eu beaucoup de blessés cette saison. Les joueurs ont commencé à revenir depuis un mois donc ils sont un peu plus frais que les autres.

Pensez-vous que le Stade français est dans une meilleure dynamique que Toulouse ?
F. P.- C'est évident que les Parisiens sont dans une meilleure dynamique. Ils retrouvent de la confiance avec le retour de plusieurs joueurs et les entraîneurs peuvent maintenant effectuer des choix pour jouer de la meilleure manière en fonction de l'adversaire.

Depuis plusieurs jours, on peut entendre que le Stade français ne réussit pas au Stade toulousain. Quel est votre sentiment ?
F. P.- C'est peut-être vrai mais quand on regarde le palmarès des dix dernières années, on constate que les Parisiens ne réussissent pas à beaucoup d'équipes. Le Stade français est un adversaire de même niveau. Une fois nous gagnons, une fois ce sont eux. Ça se joue à très peu. Nous savons que c'est une très bonne équipe et il faudra être à 100% pour la battre.

Quel est le point fort du Stade français ?
F. P.- Le point fort du Stade français est sa très grosse défense. Les Parisiens ont toujours eu cette assise lorsqu'ils ont gagné des titres. Après, traditionnellement, ils ont un numéro dix qui les fait avancer comme Hernandez avec son gros jeu au pied. C'est à l'image de ce qu'il a fait avec l'Argentine pendant la Coupe du monde. Le Stade français ne recherche pas le jeu débridé.

Comment qualifieriez-vous le jeu du Stade français ?
F. P.- C'est un rugby statistique et il faut bien admettre que ça marche aussi. Cette demi-finale va être une vraie opposition de style. Nous allons jouer le rugby comme on nous l'apprend ici. Nous avons une certaine idée d'un rugby efficace et spectaculaire même si nous ne gagnons pas tout le temps.

Avec votre fin de carrière proche, les occasions de gagner des titres se réduisent. Est-ce une pression particulière ?
F. P.- Je n'ai pas de pression. J'ai fais une carrière magnifique et j'ai gagné bien plus que beaucoup de joueurs. Maintenant, je vais faire tout ce que je peux pour me rattraper... Je pense que je coûte très cher à mon équipe lors de la finale de Coupe d'Europe (Fabien Pelous avait reçu un carton jaune pour un coup de pied sur Quinlan) donc maintenant je dois rendre quelque chose à mes coéquipiers.

Ce carton jaune et votre réaction vous hantent-ils encore ?
F.P.- C'était idiot comme réaction mais mon geste n'était vraiment pas méchant. C'est frustrant de prendre un carton jaune pour ça. J'ai eu une réaction maladroite. Autant tout au long de ma carrière, j'ai parfois pu être agressif et j'aurai mérité quelques cartons mais là je ne crois pas que ce soit le cas.
Vous abordez cette phase pour pouvoir vous rachetez. Est-ce votre première source de motivation ?
F. P.- Je ne vais pas jouer cette demi-finale que pour ça. Mais il est certain que je suis aujourd'hui frustré car je me sens responsable. Je ne renie pas ce que j'ai fait et je le referai encore. Sur l'esprit, je ne regrette rien mais je regrette ma maladresse et de ne pas avoir réagit autrement. Je crois qu'un terrain de rugby c'est un endroit où il faut avoir du respect pour les gens. Lui, il était irrespectueux et cela restait impuni. Il n'avait aucune raison de ne pas continuer. Je n'ai pas envie que les terrains de rugby deviennent des lieux où les provocateurs seront rois. Pour faire dans la caricature, je n'ai pas envie que le rugby ressemble au football italien.
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MessageSujet: Re: TOULOUSE   Dim 22 Juin - 21:11

Top 14 - Toulouse en deux temps



Eurosport - dim, 22 juin 2008


Accroché à la pause, le Stade toulousain a marqué trois essais en 15 minutes à Paris (31-13) pour rejoindre Clermont en finale.


Accroché à la pause, le Stade toulousain a accéléré en début de seconde période pour marquer trois essais en 15 minutes au Stade Français. Les Rouge et Noir s'imposent finalement 31-13 à Bordeaux et rejoignent Clermont en finale. C'est la même affiche qu'en 2001, année du dernier titre toulousain...

Toulouse va retrouver le Stade de France. Le Stade toulousain va jouer sa deuxième finale de la saison. Une résurrection après une année 2007 où l'équipe de Guy Novès avait manqué les phases finales de Coupe d'Europe avant de lâcher prise en demi-finale du Top 14 face à Clermont. Mais les grandes équipes ne manquent jamais les grands événements deux fois de suite.
Les Rouge et Noir sont donc de la race des grands champions. Pourtant cette demi-finale avait tout du match piège par excellence. Face à une équipe parisienne en regain de forme depuis quelques semaines, les Toulousains devaient se méfier malgré leur statut de favori. Une méfiance accrue par la bonne entrée en matière des joueurs de Fabien Galthié. Les Roses de la capitale, sans se montrer très dangereux, occupaient le terrain et empêchaient leurs adversaires de mettre leur jeu en place. Hernandez était performant au pied et la paire Liebenberg - Glas prenait le contrôle du centre du terrain.
Hernandez manque trois drops
Face à ce rugby "statistique", les joueurs du Capitole réagissaient par la malice. Avec plusieurs coups de pied tactiques sur un deuxième rideau défensif parisien à la peine, les Sudistes trouvaient quelques ouvertures. La première fois à la 21e sur un coup de pied de Médard bien récupéré par Bouilhou mais le capitaine oubliait le soutien extérieur. Les buteurs meublaient le score: deux pénalités pour Elissalde contre une pour Hernandez. Mais l'Argentin, meilleur marqueur de drop de la saison (12), manquait aussi trois drops.
A la pause, un petit 6 à 3 s'affichait sur les écrans géants du stade Chaban-Delmas malgré quelques belles occasions comme cet essai refusé à Parisse à la 29e pour un en-avant dans l'en-but. Avec la fatigue et la chaleur, les espaces devaient s'ouvrir en seconde période. Christophe Dominici l'avait bien compris. Dès la 42e, il trouvait un premier intervalle avec Hernandez au soutien. Malheureusement, un en-avant mettait fin à cette action. Sans doute le tournant de cette demi-finale car, moins de soixante secondes plus tard, Maxime Médard pointait le premier essai du match sur une course de 50 mètres après un coup de pied à suivre de Kunavore.
Deux erreurs fatales
Dans un stade largement acquis à la cause des Haut-Garonnais, les Toulousains prenaient confiance et commençaient à prendre l'avantage dans de nombreux secteurs de jeu. C'est sur une touche parisienne que Yannick Jauzion réalisait le break (57e), puis c'est sur une mêlée rose que le même Jauzion portait le coup de poignard fatal (60e) avec un superbe crochet sur Lionel Beauxis. Deux petites erreurs en conquête très importantes à ce stade de la compétition.
L'essai de filou de Jérôme Fillol (73e) dans les dix dernières minutes ne changeait rien. La fête était toulousaine et Florian Fritz le rappelait aux futurs ex-champions de France en réussissant le drop final à la 76e. Chaban-Delmas pouvait exploser, la ville rose veut maintenant croire au retour du bouclier de Brennus sur la place du Capitole. Ce qui n'est plus arrivé depuis 2001. Cette année-là, les Rouge et Noir avaient battu Clermont en finale. Les retrouvailles auront donc bien lieu samedi prochain.
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MessageSujet: Re: TOULOUSE   Lun 23 Juin - 23:06

Ça sera sans Elissalde et Nyanga

Rédaction Rugby365.fr - lundi 23 juin 2008 - 19h41

L'incertitude ne plane plus sur la participation de Jean-Baptiste Elissalde et Yannick Nyanga à la finale contre Clermont samedi. Les deux hommes ont passé des examens lundi à Toulouse et sont forfait.




Tous les projecteurs étaient rivés lundi après-midi sur le centre d’examens de Toulouse où Jean-Baptiste Elissalde et Yannick Nyanga ont tous deux fait expertiser leur blessure respective durant plusieurs heures. Et le verdict est tombé en début de soirée : les deux joueurs sont forfait. A cinq jours de la finale contre Clermont au Stade de France, l’incertitude ne plane donc plus sur la participation des deux joueurs du Stade Toulousain à l’ultime rendez-vous de cette saison du Top 14. A l’issue de la demie victorieuse face au Stade Français, Elissalde était le plus pessimiste. Souffrant d’un traumatisme costal, le demi d’ouverture des Rouge et Noir avait demandé à être remplacé dès le début de la seconde période. Florian Fritz l’avait alors suppléé. Mais une fois donné le coup de sifflet final, l’international français, alors très sceptique pour samedi, inquiétait son camp.

Sorti peu de temps après son partenaire (Ndlr : Millo-Chluski l’a remplacé à l’heure de jeu), Nyanga souffrait lui d’un tiraillement aux adducteurs. Il était donc lui aussi très incertain pour la finale. Pourtant, si après le match, le troisième ligne, contrairement à Elissalde, ne voulait même pas qu’on lui parle de cette blessure, le Stade Toulousain s’en est chargé sur son site lundi. Selon le club, le flanker du XV de France, qui souffre finalement d’une déchirure, était ainsi plus que jamais proche du forfait. « Sauf miracle, il ne sera pas rétabli », pouvait-on lire. A l’instar de l’autre grand incertain, Nyanga est donc forfait. Pour prendre en charge les joueurs blessés, le club toulousain avait pourtant prévu mardi une matinée exclusivement réservée aux soins. Elle ne servira finalement qu’à Dusautoir, Servat, Heymans et Kunavore pour soigner leurs derniers bobos.

Nyanga et Elissalde, eux, ne répondront pas présent face aux Clermontois. Guy Noves peut donc d’ores et déjà se pencher sur les réajustements tactiques qu’il devra opérer en l’absence de deux de ses joueurs-clé . Nyanga devrait très probablement être remplacé par Lamboley, porteur d'eau face au Stade Français mais qui devrait donc réintégrer le groupe pour cette finale. Pour Elissalde, plusieurs possibilités s’offrent à l’entraîneur toulousain. Guy Noves a le choix entre Jauzion, Du Toit, Courrent et Belie, le demi d’ouverture de l’équipe de France Espoirs, pour pallier le forfait de celui qui a déjà porté le brassard du XV de France. Courrent, tout juste remis d’une entorse à une cheville, pourrait être encore un peu juste. Quant à Belie, son manque d’expérience devrait le desservir. Du Toit et Jauzion, qui avait remplacé Elissalde poste pour poste à Bordeaux, partent donc favoris pour former la charnière avec Byron Kelleher .
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MessageSujet: Re: TOULOUSE   Ven 27 Juin - 9:39

Médard s'est fait une place

Profitant des blessures de Vincent Clerc et Clément Poitrenaud ces derniers mois, Maxime Médard s’est imposé cette saison comme l’une des armes majeures des Toulousains. Le jeune arrière a passé un cap.

On attendait Cédric Heymans et on a vu Maxime Médard. Préféré à son partenaire pour jouer à l’arrière face au Stade Français dimanche dernier à Bordeaux, le jeune Toulousain a éclaboussé la rencontre de toute sa classe. Auteur d’une prestation convaincante et récompensé par un essai au bout d’une folle course, le champion du monde des moins de 21 ans a été l’un des grands artisans de la qualification de son équipe contre les Parisiens (31-13). Après être tombé de haut voilà quelques semaines en finale de la Coupe d’Europe face au Munster, le numéro 15 stadiste a fait taire les sceptiques. Non sans une certaine appréhension durant la semaine. « J'avais même peur car c'était un match très important. Guy Novès m'a fait confiance. Il m'a dit qu'il voulait que je participe plus au jeu car en finale de Coupe d'Europe, je n'avais pas pris d'initiatives. En jouant à l'arrière, je devais donc venir me proposer plus et cela s’est bien passé. Une finale est faite pour être jouée à fond et moi, j'ai été trop timide à Cardiff. J’étais resté sur mon aile et j'étais sorti très frustré. Cette fois, je me suis lâché. »

A 21 ans, il a sans doute signé la meilleure performance de sa jeune carrière. Le Parisien Julien Saubade, pris de vitesse sur l’essai du Toulousain, ne dira pas le contraire. « Nous avons un ballon de récupération à jouer avec Maleli Kunavore, raconte Médard. Je lui dis de taper car je vois qu'il n'y a pas de couverture. Et il l’a très bien fait. Je suis à la course avec Julien Saubade et dans la semaine, j'avais vu Ballack (ndlr : joueur de football de l'équipe d'Allemagne engagé à l’Euro) pousser un peu un adversaire portugais. Je me suis dit pourquoi pas le faire. (Sourire). Je ne pensais pas aller plus vite que lui. » Sous les yeux des spectateurs toulousains, tout simplement scotchés par la rapidité de leur arrière, Médard a frappé fort. Très fort même. Mais le plus beau est peut-être à venir. Profitant notamment des blessures de Vincent Clerc et Clément Poitrenaud, le meilleur marqueur toulousain (12 essais) est l’une des révélations de la saison au même titre que l’ailier fidjien de Clermont Napolioni Nalaga.

Le duel s’annonce alléchant. « Il n'y a pas que lui en face, prévient cependant Médard. Clermont est un peu ma bête noire. Les Clermontois sont tous très costauds mais nous n'avons pas à les envier. On a vu qu’ils avaient eu du mal à Bayonne et qu’ils avaient largement fait tourner leur effectif ces dernières semaines. A nous de voir leurs défauts cette semaine. Nous allons faire tout ce que l'on peut pour gagner et ne pas se focaliser sur un seul joueur. Il ne faut pas arriver perdant ni au contraire prendre la grosse tête et croire que tout est arrivé. » Médard le sait d’ailleurs parfaitement. Après avoir peu joué et forcément douté ces deux dernières saisons, le Toulousain s’est accroché. Le travail a payé. Et en l’espace de quelques mois cette saison, il est enfin passé du statut d’Espoirs à celui de joueur décisif. « Il reste 80 minutes avant les vacances et, peut-être, un très grand bonheur. Nous allons tout donner. Nous avons maintenant encore une chance pour gagner un titre cette année. » Le premier d’une longue carrière ?

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MessageSujet: Re: TOULOUSE   Ven 27 Juin - 17:25

allez toulouse!!
demain ,donnez tout
ça va pas être évident avec tous ces blessés
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MessageSujet: Re: TOULOUSE   Ven 27 Juin - 19:10

Demain soir c'est carrément.....
Spoiler:
 


ça promet un bon spectacle...
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MessageSujet: Re: TOULOUSE   Sam 28 Juin - 0:32

Ici, à Tlse, ils sont déjà tous à fond, drapeaux, etc, etc...
ça va être le gros oaï place du Cap' ce soir...
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A toi qui m'a appris les rêves et l'art de l'aventure
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MessageSujet: Re: TOULOUSE   Sam 28 Juin - 10:40

TOP 14
Finale: Clermont - Toulouse

LE COMBAT DES CHEFS


Par Aymeric MARCHAL

Les deux meilleures équipes de la saison, Clermont et Toulouse, se retrouvent en finale du championnat. Entre des Auvergnats qui veulent briser la malédiction des huit finales perdues et des Toulousains qui courent après le titre depuis 2001, l'affiche est passionnante et promet beaucoup.

La finale du championnat de France oppose donc les deux meilleures équipes de la saison. Toulouse a survolé les débats en début d'exercice, Clermont a pris le relais en deuxième partie de saison, et les deux clubs ont relégué très loin leurs poursuivants (le Stade Français, troisième, a terminé avec 11 points de retard sur Toulouse, 15 sur l'ASM). Leur présence en finale est donc logique et franchement méritée, et le rugby français peut se féliciter d'offrir un épilogue aussi presitigeux à cette saison si particulière, Coupe du monde à la maison oblige. Les deux favoris sont au rendez-vous de la lutte finale, et en profitent pour mettre fin à une hégémonie de six ans du Stade Français et de Biarritz. Ils remettent aussi et surtout au goût du jour le rugby de mouvement, celui là même que prône aussi le staff du XV de France, et prouvent qu'en 2008 on peut encore gagner un match de rugby en se faisant des passes et en marquant des essais (ce sont les deux meilleures attaques).

On attend donc du jeu sur la pelouse du stade de France, des espaces, des relances, du mouvement, des essais aussi bien sûr, bref on attend que les deux finalistes soient aussi brillants qu'ils ont pu l'être si souvent cette saison, notamment lors de leurs deux affrontements, remportés tous les deux par l'ASM (21-17 à Michelin, 23-11 au Stadium). Le problème dans ces matches couperets, comme le dit la formule consacrée, c'est que l'enjeu tue souvent le jeu, et les finales sont souvent assez fermées. Une fois de plus, la pression sur les deux équipes sera énorme, et on comprend qu'elle puisse annihiler quelques envies de zèle. Il suffit de rappeler le contexte pour rappeler que le bout de bois a dû tourner à l'obsession cette semaine. Avec huit finales jouées et huit défaites, l'ASM détient un triste record qui hante les Jaunards depuis près d'un siècle. Tous veulent mettre fin à cette malédiction, un an après un nouveau revers douloureux (23-18 contre le Stade Français, avec un essai encaissé à 3 minutes de la fin du match). Et forcément le spectre d'un neuvième échec a dû travailler les Clermontois, surtout que le Stade Toulousain est la bête noire du club, avec trois victoires en finales (1994, 1999 et 2001). 2001, c'est justement l'année du dernier sacre pour les Rouge et noir, équipe la plus titrée de l'histoire (16). C'est long, beaucoup trop long, même si c'est un comportement de riche comparé au palmarès de leur adversaire.


Clermont légèrement favori

Une finale, ça se gagne. La formule est connue, elle a ainsi été rappelée par Alexandre Audebert, et le flanker clermontois sait de quoi il parle, pour avoir perdu deux titre avec l'ASM. Ce crédo légitime souvent le manque d'ambition dans le jeu, au prétexte que ce n'est pas la manière qui compte, mais le résulat sec. On redoute donc que Toulouse et Clermont se mettent à jouer contre nature pour assurer la victoire. On se trompe sans doute, et la façon dont les deux équipes se sont qualifées en demi-finales montre bien qu'elles n'ont pas l'intention de renier leur philosophie de jeu. Le Stade Français et Perpignan ont été balayés par le mouvement et les relances des Nalaga, Baby, Médard, Jauzion. Les deux équipes sont armées pour continuer à pratiquer ce rugby ambitieux, et peuvent notamment s'appuyer sur un pack solide pour garantir des munitions intéressantes.

Avec quatre-vingt minutes à tenir avant de clore cette saison interminable, il faut espérer que le festival de Cannes promis par les trente acteurs ait bien lieu. L'ASM ne devrait pas renier son plan de jeu: une grosse conquête, l'alternance confiée au duo Mignoni-James, et le talent du triangle Nalaga-Rougerie-Baby pour faire la différence. L'équipe est au complet, et les joueurs sont sans doute plus frais physiquement, grâce notamment aux quinze jours de repos accordés par Vern Cotter à chacun depuis janvier. Meilleure équipe de la saison, plus complet et plus fort mentalement que la saison dernière, Clermont part avec un léger avantage aux pronostics, et l'heure de Clermont est peut-être enfin venue. Toulouse pourrait lui être contraint de revoir ses ambitions à la baisse. Clerc et Poitrenaud sont absents, mais Jean-Baptiste Elissalde, longtemps incertain, est bien aligné dans le XV de départ. Cela permet aussi à Guy Novès de jouer les victimes expiatoires pour critiquer le calendrier, la ligue, la fédération, pour démontrer que Toulouse n'a pas la moindre chance contre la machine clermontoire. Bref du Guy Novès, et on se demande si tout ça n'est pas un coup de bluff. Même sans ouvreur, Toulouse possède en tout cas de solides arguments, notamment sa formidable expérience des finales, un mois après avoir perdu celle de la Coupe d'Europe. Le match se jouera donc sur des détails. Sur la capacité à exploiter les ballons de récupération. Sur la faculté à assurer une bonne conquête pour avoir de bons ballons à jouer. Sur le réalisme aussi, surtout. Pourvu qu'on ne soit pas déçu.

sur l'équipe.fr

ça promet une belle finale cheers
que le meilleurs gagne
allez le petits ,comme le disais si bien le regrêté roger couderc
allez toulouse
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MessageSujet: Re: TOULOUSE   Sam 28 Juin - 17:41

Il faut une victoire de Toulouse ce soir, je vais sortir le maillot pour l'occasion alors la victoire est impérative.

TOULOUSAIN!!!! TOULOUSAIN!!!!
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MessageSujet: Re: TOULOUSE   Sam 28 Juin - 21:56

Toulouse est CHAMPION!!!!!!!!!!!!!!!!
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MessageSujet: Re: TOULOUSE   Sam 28 Juin - 23:30

superrrrrrrrrr cheers cheers cheers
vive les rouge


TOP 14
Finale - Clermont - Stade Toulousain (20-26), au Stade de France


TOULOUSE REPREND SON BIEN


Par Aymeric MARCHAL

au Stade de FranceToulouse a remporté logiquement son 17e titre de champion de France en dominant Clermont (26-20) au terme d'une superbe finale. L'expérience, la conquête et la science tactique des Toulousains ont fait la différence face à des Clermontois qui n'ont jamais pu imposer leur jeu. La malédiction de l'ASM se poursuit.
Servat, auteur du premier essai toulousain, est félicité par ses coéquipiers. (L'Equipe)SUR LE MÊME SUJET
Le film du match
La saison 2007-2008
Les réactionsUn premier acte magnifique

Clermont ne sera pas encore champion cette année. Donnés légèrement favoris après leur magnifique saison, les Auvergnats n'ont jamais pu prendre le dessus sur une équipe toulousaine qui leur a infligé une leçon de gestion des finales. Le Stade est redevenu roi de France, sept ans après, et il n'y a pas grand-chose à redire au vu du match.

Entre les deux meilleures équipes de la saison, deux des places fortes du rugby français, deux des plus fervents publics aussi, la finale du Top 14 version 2007-2008 promettait beaucoup, comme pour mieux fêter aussi les dix ans de la LNR. D'entrée, les deux formations mettaient beaucoup de rythme, le but de chacun étant d'imposer son jeu. Mais les Auvergnats étaient un peu plus mordants, plus agressifs, notamment en défense, et ils dominaient territorialement. Avant de penser à prendre les grands boulevards, l'ASM a d'abord attaqué dans l'axe, afin notamment de cibler les côtes flottantes, dans tous les sens du terme, de Jean-Baptiste Elissalde. La flèche Nalaga était alors souvent utilisée en point d'appui au coeur de la défense toulousaine, et cette tactique a gêné les Haut-Garonnais, obligés de se mettre à la faute pour offrir les trois premiers points à James. Au bout de vingt minutes, les deux équipes restaient fidèles à leur envie de jouer, et le rythme soutenu offrait un superbe match, engagé et spectaculaire.


Un rythme effréné

Il ne manquait plus que des essais, un manque réparé par une charge rageuse de William Servat, après un énorme boulot de Kelleher. Pas de doute la finale était bien lancée, et les Toulousains, comme en demi-finale, profitaient de leur réalisme pour prendre le score. Pas pour longtemps, puisque Rougerie répondait dans la foulée, malgré un hors-jeu sur le coup de pied de James. Du jeu, du combat, des intentions, du suspense, le match tenait toutes ses promesses. Au rayon des points de suture, l'ASM menait largement 3-1 (Vermeulen, Cudmore et Privat contre Servat), et confirmait un engagement impressionnant et une intensité physique terrible. Après trente minutes de match, déjà, chaque action laissait un joueur au sol, un genou à terre, le souffle court. La tendance d'avant-match n'avait pas varié : entre deux équipes aussi proches, c'est sans doute la fraîcheur physique qui allait faire la différence. Après une fin de première mi-temps un peu folle (en-avant de Baby sur un essai tout fait, puis un contre dangereux de Bouilhou), le Bouclier n'avait pas encore choisi son camp (dix partout à la pause), mais le public du stade de France se régalait. Mais Toulouse semblait quand même un peu plus maître de son sujet. Plus opportuniste, plus vif dans ses attaques, en profitant des quelques errances défensives de James au coeur du rideau jaune. Conquérant en mêlée fermée, le Stade empêchait les Clermontois de développer leur jeu.


Médard fait encore la différence

Le deuxième acte est parti sur les mêmes bases, élevées, avec une nouvelle percée plein champ de l'intenable Kelleher, puis une belle action de Canale, avortée par un mauvais choix de James. Le rythme n'était pas retombé, loin s'en faut, mais les défenses tenaient encore le coup. On attendait le K.-O., et le point de rupture semblait tout proche. Dominateurs en conquête, notamment en touche, les Toulousains reprenaient l'avantage sur pénalité après un maul rondement mené. Avant de faire le break sur une contre-attaque foudroyante, après un ballon de récupération dans leurs 22 mètres, pour permettre à Médard d'aplatir entre les perches. Vingt minutes à jouer, 20-10 au tableau d'affichage, la réaction clermontoise était attendue, elle était surtout urgente. Mais on n'a pas vraiment reconnu l'ASM dans cette rencontre. Incapables de poser leur jeu et de dynamiser, peut-être à nouveau tétanisés par l'enjeu, les Jaunards ont perdu pieds petit à petit, inexorablement. Fautes de main et mauvaises passes se succédaient, la tête ne suivait plus. Maître du ballon, impeccable en défense, Toulouse écoeurait son adversaire en annihilant chaque offensive.


Toulouse comme le Munster

Comme en demi-finale, Toulouse a contrôlé la première période avant de forcer la décision sur un exploit individuel conclu par Médard. Rejointe sur le fil l'an passé par le Stade Français, l'ASM se trouvait cette fois-ci dans la position inverse, contrainte de courir après le score pour arracher la victoire. Mais ses adversaires avaient visiblement retenu la leçon de leur finale de Coupe d'Europe perdue contre le Munster un mois plus tôt. Ils ont ainsi reproduit un schéma qui a fait ses preuves, en cachant le ballon dans des séries de pick and go dès que possible pour faire tourner le chronomètre. Imparable, et très efficace. Kunavore scellait le score sur pénalité à cinq minutes du terme, l'essai dans les arrêts de jeu de Zirakashvili n'y changeait rien et le Brennus avait cette fois retrouvé le chemin de la maison. Toulouse a fait une démonstration éclatante, qui plonge encore Clermont dans la détresse. Il manque encore quelque chose à l'ASM pour remporter ces matches. Cruel, mais logique. Vaincu en finale de Coupe d'Europe, Toulouse a su rebondir pour gagner le titre national, et la performance est remarquable. Le Top 14 a un beau champion.

sur l'équipe.fr



je suis bien contente pour eux
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TOULOUSE

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